Pour être efficaces, les politiques publiques doivent être fondées sur les faits réels de la santé mentale et de la toxicomanie.
VISION:
Rapprocher les communautés, les gouvernements, le secteur privé et les centres d’excellence de recherche en un effort concerté pour changer le monde
Un étudiant en médecine remporte un prix pour son travail dans le domaine de la consommation de tabac chez les jeunes autochtones
Le 7 mai 2008
Folio de l’Université de l’Alberta
Volume 45, Numéro 17
En aidant les jeunes autochtones à faire la différence entre les traditions des Premières Nations et la dépendance sur le tabac, un étudiant en médecine de l’Université de l’Alberta a remporté un Prix national pour l’excellence de la Fondation Kaiser.
Daniel McKennitt, en 2e année de médecine, a gagné le Prix national pour l’excellence en matière de direction chez les jeunes grâce à la création du “Aboriginal Health Group’’, un groupe d’étudiants autochtones dont le but principal est d’éduquer les jeunes autochtones d’Edmonton sur les méfaits du tabac.
Leur programme, “The Aboriginal Health Group’s Culturally Appropriate Use of Tobacco”, commencé en 2006, s’inspire du programme “Butt Out” créé en 1999 par un élève en médecine de l’Université de l’Alberta pour éduquer les élèves en 6e sur les méfaits du tabac et sur comment prendre de bonnes décisions en ce qui concerne le tabac. Le programme de McKennitt est tellement apprécié que l’ “Aboriginal Health Group” a récemment reçu une bourse de $25,000 de la part de Patrimoine canadien pour développer leur programme.
"On nous a demandé de préparer un programme, pas seulement parce que nous montrons le bon exemple en tant que professionnels médicaux et étudiants d’université, mais aussi par sensibilité à notre culture autochtone", a dit McKennitt. "Nous voulions montrer d’un côté la consommation traditionnelle et appropriée de tabac, et de l’autre la consommation récréative de tabac qui n’a historiquement pas de place dans notre culture mais se développe de plus en plus."
Afin d’adapter ce message aux jeunes autochtones, l’"Aboriginal Health Group" a contacté les districts scolaires d’Edmonton, des anciens de leurs communautés autochtones, des experts en dépendance, des travailleurs sociaux et aussi des jeunes autochtones. Ils ont ensuite développé un manuel et un guide avec un échantillon de plans de leçons pour des élèves entre la 1ere et la 6e.
D’après McKennitt, qui est né dans la Première Nation Ojibway de Sandy Bay, le premier programme « Butt Out » était très bien mais présentait le tabac de façon négative. Le tabac tient une place centrale dans de nombreuses cérémonies et rituels autochtones. Malheureusement, cette conception se perd avec le temps et se voit remplacée par une culture de consommation récréative de tabac, pratiquée par jusqu’a 82% de la population dans certaines communautés autochtones.
“Les élèves à la fois autochtones et non autochtones se sont montrés très réceptifs au fait que la consommation de tabac a un rôle dans la société et que le tabac n’est pas uniquement une drogue diabolique qui tue beaucoup de personnes,” a ajouté McKennitt. “Les élèves ne devraient pas avoir peur de participer à des sueries ou a des cérémonies à pipe ou de "smudging", parce que les autochtones ont toujours utilisé le tabac à des fins traditionnelles et c’est seulement quand ils commencé à consommer le tabac de façon incorrecte qu’ils en ont subi les effets négatifs.”